Vont-ils tuer la pension de survie ?

La pension de survie : encore un droit social dans le viseur de l’Arizona. Ce filet de sécurité essentiel pour des milliers de veuves et de veufs risque bien de disparaître sous prétexte de modernisation.

La pension de survie : encore un droit social dans le viseur de l’Arizona. Ce filet de sécurité essentiel pour des milliers de veuves et de veufs risque bien de disparaître sous prétexte de modernisation.

La pension de survie n’est pas un luxe. C’est une protection indispensable, pensée pour éviter qu’un décès ne se transforme immédiatement en catastrophe sociale et financière. Or, la réforme portée par l’Arizona entend remplacer ce droit par un mécanisme bien plus limité, l’allocation de transition, sous prétexte de lutter contre un prétendu « piège à l’emploi ».

Mais cette justification ne tient pas. Pour la plupart des bénéficiaires, surtout des femmes de plus de 50 ans, le retour à l’emploi est loin d’être une évidence. Âge, santé, parcours professionnel déjà fragilisé : tout montre qu’après un décès, la priorité n’est pas de « revenir sur le marché du travail », mais bien de pouvoir vivre dignement sans tomber dans le vide.

Cette analyse montre, chiffres à l’appui, que la suppression de la pension de survie risque surtout de déplacer le problème vers les CPAS, d’accroître la précarité et de faire peser une nouvelle charge sur les communes. Elle soulève aussi de sérieuses questions juridiques et constitutionnelles, tant la mesure semble disproportionnée au regard du droit à la sécurité sociale.

Au travers d’un exemple concret, l’analyse montre comment une veuve pourrait perdre jusqu’à 700 euros par mois, la précarisant davantage !

Le constat est simple : cette mesure ne résout rien mais va détruire une protection essentielle.

En effet, l’analyse démontre que pour mettre fin à un prétendu « piège à l’emploi », une alternative simple existe : autoriser le cumul avec un revenu professionnel.

Supprimer un droit social n’a jamais créé un emploi. Cela crée de la pauvreté.

Plutôt que d’en créer, une réforme moderne se doit de lutter contre les inégalités, c’est en ce sens qu’il est également proposé d’élargir la pension de survie aux cohabitants.